Emaillage – tests d’émaux à l’atelier
L’année 2025 s’est terminé par des échanges et retours fructueux sur la production. L’année 2026 commence par des séries de tests et d’expérimentations sur les émaux. La méthode d’émaillage s’inspire très largement de celle de Daniel de Montmollin, d’autres ouvrages et le concours précieux d’amis céramistes.

L’objectif des différentes recherches d’émaillage, à terme, étant de pouvoir allier les effets de la haute température (grès) avec un travail du décor qui puisse allier jus d’oxydes (fer et cuivre) et engobes dans une démarche très personnelle, ainsi que d’exploiter dans le futur les roches locales et glanées (Baie du Mont Saint Michel, marais de Dol, massif armoricain…). Mon but étant d’allier une certaine traduction du paysage avec l’emploi des matières issues de ce même paysage.
La difficulté de la haute température repose sur la capacité à pouvoir maitriser et anticiper certains résultats, tout en acceptant les révélations faites par le feu. La prévisibilité des cuissons basse température n’est donc pas de mise ici. C’est aussi pourquoi dans le travail du décor beaucoup de céramistes optent pour la faience, aussi parce qu’elle permet plus aisément l’obtention de décors aux couleurs vives. Exception faite des décors de petit feu applicables sur des grès ou porcelaines déjà émaillés.
A savoir que chaque test est conduit dans deux atmosphère de cuisson distinctes (oxydation et réduction). Le choix du type de cuisson a aussi des effets sur le rendu (cuisson bois, gaz ou électrique). Ici, l’atmosphère oxydante sera obtenue par la cuisson en four électrique, et la réduction en four à gaz. Je réserve de futures cuissons au bois
Pour le moment, donc, défrichage en cours et appropriation personnelle des diagrammes de Montmollin. 150 tuiles sont à l’essai. Résultat après cuisson: début de semaine prochaine!


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